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Les marchands forains et les éleveurs s'y rendent de la Creuse, du Nivernais, du Limousin, et même de l'Auvergne. Les chevaux, comme on a vu, n'y sont pas en grand nombre, et ils sont rarement beaux. Les vaches laitières sont encore moins nombreuses et plus mauvaises; on ne vend les belles vaches que quand elles ne peuvent plus faire d'élèves. Ces élèves sont la richesse du pays. Ils deviennent de grands boeufs de labour qui travaillent chez nous une terre grasse et forte, _bien terrible_ à soulever. Quant à la _jeunesse_ qu'on a de reste, après que le choix des boeufs de travail est fait, elle est enlevée en masse par les Marchois, qui l'engraissent ou la brocantent. Quelques bouchers d'Orléans viennent aussi s'approvisionner à la foire de la Berthenoux. Une belle paire de boeufs assortis se vend aujourd'hui, six cents francs; la _taurinaille_ ou la _jeunesse_ quatre-vingts francs par tête; les chevaux cent trente, les vaches cent vingt, les moutons trente, les brebis vingt-cinq, les porcs vingt-cinq, les ânes vingt-cinq, les chèvres dix, les chevreaux, de quinze à trente sous.
(Nouvelles lettres d'un voyageur,George Sand)
§544 La foire de la Berthenoux a lieu tous les ans le 8 et le 9 septembre. Elle commence par la vente des bêtes à laine, et finit par celle des boeufs. Il s'y fait pour un million d'affaires, en moyenne.
(Nouvelles lettres d'un voyageur,George Sand)
§553 |
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